Un violent accident de travail a endeuillé le quartier M'abalia Farakono, dans la commune urbaine de Kankan, ce mardi 6 octobre 2026. L’explosion d’un dispositif de gaz utilisé dans un atelier de tôlerie a fait deux morts et plusieurs blessés, dont certains grièvement atteints.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les ouvriers venaient de reprendre le travail après avoir assisté à un baptême organisé dans le voisinage lorsqu’une fuite s’est déclarée au niveau du raccord du dispositif.

Cheick Oumar Keïta, mécanicien et témoin du drame, raconte :

« Alors qu’ils travaillaient avec le gaz, le raccord a fuité. Une fois la fuite survenue, nous n’avons plus réussi à la maîtriser. C’est alors que l’explosion s’est produite. »

D’après lui, le maître de l’atelier et un enfant ont perdu la vie. Plusieurs autres personnes présentes ont été blessées.

« Parmi ceux qui étaient à côté, certains ont été blessés et d’autres ont perdu la vie. Il y en a aussi qui ont eu les membres sectionnés », affirme-t-il.

La puissance de la déflagration a également atteint des habitations environnantes.

Hawa Traoré, habitante de Farako 2, dit avoir d’abord cru que son panneau solaire venait d’exploser.

« Nous étions assises lorsque nous avons entendu un grand bruit. Pour ma part, je pensais que c’était mon panneau solaire qui avait éclaté », témoigne-t-elle.

Elle affirme avoir vu un élément du dispositif passer au-dessus des personnes présentes « comme un projectile ». Dans sa concession, le plafond a été endommagé, le crépi du mur s’est effrité et les portes de son armoire ont été projetées. Aucun membre de son groupe n’a toutefois été blessé.

Alerté, le maire de Kankan, Lamine Labo Kourouma, s’est rendu sur les lieux avant de rejoindre l’hôpital régional.

« Sincèrement, c’est un sentiment de tristesse. Les mots me manquent en ce jour parce que j’ai perdu mes citoyens », a-t-il déclaré.

Le maire annonce le renforcement de la sensibilisation des ouvriers sur les risques liés aux accidents de travail.

Sur le bilan définitif, il appelle toutefois à la prudence.

« Pour le moment, on ne peut que s’en tenir au bilan qui sera donné par les médecins. Je ne suis pas du corps. Il faut beaucoup s’abstenir de donner de fausses informations. »

Les blessés restent pris en charge à l’hôpital régional de Kankan, où un bilan médical officiel est attendu.