Le président de la République, Mamadi
Doumbouya, a effectué, ce lundi 12 octobre 2026, un déplacement à bord du train
de voyageurs du TransGuinéen (CTG). Accompagné de membres du Comité stratégique
de Simandou et de hauts cadres de l’administration, le chef de l’État a
traversé, à hauteur de Kindia, un tunnel ferroviaire à double voie de près de
12 kilomètres, construit, selon lui, en moins de trois ans.
« En ce 12 octobre 2026, la République de
Guinée a écrit l'une des plus belles pages de son histoire », a-t-il
déclaré sur sa page Facebook.

Visiblement ému, Mamadi Doumbouya a rendu
hommage aux générations de Guinéens qui avaient rêvé d'une telle réalisation,
ainsi qu'aux travailleurs ayant participé à sa construction.
Cette traversée rappelle l’histoire du chemin
de fer Conakry–Kankan. Commencée en 1900, la construction de cette ligne de 662
kilomètres atteint Kankan le 14 août 1914. Le dernier train de voyageurs quitte
la ville le 12 juin 1993, suivi d’un ultime convoi de marchandises le 2 mai
1995. Trente et un ans après, le retour du rail ravive les souvenirs et les
espoirs.
Mais cette fois, le tracé est différent. Long
de plus de 650 kilomètres, le TransGuinéen relie les zones minières de
Beyla et Kérouané au port de Morébaya, à Forécariah, sans desservir directement
Kankan. La CTG prévoit l’ouverture du transport commercial de voyageurs entre
fin 2026 et 2027.
« Simandou n'est pas seulement un projet
minier. C'est l'affirmation de notre souveraineté économique et un levier de
transformation nationale », a affirmé Mamadi Doumbouya, promettant emplois,
formation et transfert de compétences aux Guinéens.
« Le train de l'avenir est en marche. Rien
ne l'arrêtera », a-t-il conclu.






