Le régime militaire algérien se retrouve de plus en plus exposé sur la scène internationale, alors que le Front Polisario, qu’il héberge et soutient dans les camps de Tindouf, a revendiqué une attaque armée contre des installations marocaines et onusiennes à Es-Smara. Selon un communiqué de sa propre agence de presse, Sahara Press Service, les missiles utilisés proviendraient d’Iran, accentuant les soupçons de coopération entre le mouvement sahraoui et des puissances étrangères controversées.
Cette attaque survient à un moment critique, au moment où le Congrès américain s’apprête à débattre d’un projet de loi visant à classer officiellement le Polisario comme organisation terroriste étrangère (FTO). Le texte, porté conjointement par le sénateur républicain Joe Wilson et le démocrate Jimmy Panetta, reflète l’inquiétude grandissante à Washington face aux connexions présumées du mouvement sahraoui avec des groupes islamistes radicaux.
Le document parlementaire évoque notamment des relations établies entre le Polisario et des acteurs comme le Hezbollah libanais, le Hamas, ainsi que d’autres entités affiliées au régime iranien. Tous partagent un engagement commun dans des dynamiques de déstabilisation au Moyen-Orient, y compris des campagnes contre l’État d’Israël.
Face à cette situation explosive, des sources sécuritaires rapportent que le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chengriha, aurait ordonné au chef du Polisario, Brahim Ghali, de restituer les armes iraniennes aux services de renseignement algériens. Une décision interprétée comme une tentative de contenir les répercussions diplomatiques.
Cette nouvelle escalade met en lumière le rôle ambigu du président algérien Abdelmadjid Tebboune et de son influent conseiller Boualem Boualem. En continuant d’abriter un groupe armé accusé de dérive terroriste, le régime algérien s’expose à une condamnation croissante.
Au-delà de l’Algérie et du Maroc, cette tension ravive également les inquiétudes des pays voisins, notamment la Mauritanie. Située en lisière de la zone de conflit et acteur régional majeur, Nouakchott devra probablement clarifier sa position alors que les alliances dans la région sahélo-saharienne prennent une tournure de plus en plus instable.
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