À Séville, une conférence internationale sur le financement du développement s’ouvre ce lundi dans un contexte de profondes inégalités économiques mondiales. L’objectif affiché : combler le déficit annuel de 4 000 milliards de dollars nécessaires pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) d’ici 2030.
Face à l’aggravation du fossé entre pays riches et pays pauvres, l’Espagne et les Nations Unies coorganisent une conférence de haut niveau réunissant une large coalition de nations. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a souligné l’urgence de la situation : « Le moment est venu de rendre des comptes. Nous ne pouvons plus nous permettre la complaisance », martèle-t-il, chiffrant le déficit de financement à « pas moins de 4 000 milliards de dollars par an ».
Cette rencontre, prévue sur quatre jours à Séville, intervient dans un climat économique tendu, marqué par la hausse du poids de la dette, la chute des investissements et la réduction de l’aide internationale. À cela s’ajoutent des barrières commerciales croissantes qui compliquent davantage l’atteinte des ODD, initialement adoptés par l’ONU en 2015 pour éradiquer la pauvreté, garantir l’accès à l’éducation, à la santé, et protéger l’environnement.
L’initiative est cependant affaiblie par l’absence remarquée des États-Unis, ancien contributeur majeur, qui ont décidé de ne pas prendre part à la conférence.
Philémon Yang, président de l’Assemblée générale des Nations Unies, a rappelé l’enjeu fondamental de cette rencontre : « Nous devons jeter les bases nécessaires pour atteindre pleinement les objectifs de développement durable. Et pour ce faire, nous avons besoin de la volonté politique de tous ceux qui sont réunis ici aujourd’hui. »
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