Face à la montée des violences à El Fasher, l’ONU tire la sonnette d’alarme. Plus de 1 350 civils auraient été tués dans la ville assiégée du Darfour du Nord. Les Nations Unies dénoncent des violations massives des droits humains et appellent à un cessez-le-feu immédiat.
Le siège de la ville d’El Fasher, dans le nord du Darfour, continue de faire des ravages parmi les populations civiles. Depuis New York, ce mardi 28 octobre, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a fait état de la profonde inquiétude d’Antonio Guterres face à la détérioration dramatique de la situation sur le terrain.
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, environ 1 850 civils ont été tués dans l’ensemble de la région du Darfour du Nord depuis le début de l’offensive. Parmi eux, 1 350 auraient perdu la vie dans la seule ville d’El Fasher, encerclée depuis plus de dix-huit mois par les Forces de soutien rapide (RSF). Ces chiffres, bien qu’alarmants, sont probablement en deçà de la réalité en raison des pannes de communication et des difficultés d’accès.
Les civils, piégés dans la ville, subissent non seulement les bombardements aveugles, mais aussi des exactions documentées : attaques ciblées, violences sexuelles, destructions d’infrastructures civiles et violences à caractère ethnique. « Le Secrétaire général condamne fermement ces violations du droit international humanitaire et des droits humains », a martelé Dujarric.
Pendant ce temps, l’aide humanitaire peine à franchir les lignes de front. L’accès à El Fasher reste bloqué, malgré l’urgence. Les rares civils qui parviennent à fuir, notamment vers la ville de Tawila, arrivent exténués, malades, et souvent traumatisés, rapporte l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Antonio Guterres a réitéré sa demande d’une levée immédiate du siège pour permettre l’acheminement rapide et sans entrave de l’aide humanitaire. Il a aussi exprimé son inquiétude face à l’arrivée continue d’armes et de combattants dans le pays, un facteur de déstabilisation majeur.
L’ONU appelle les deux camps — les Forces armées soudanaises et les RSF — à cesser les hostilités sans délai et à s’engager dans un dialogue avec son émissaire personnel, Ramtane Lamamra, pour une solution politique au conflit.
Par ailleurs, les violences s’étendent à d’autres régions du Soudan. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) signale le déplacement de près de 2 500 personnes à Bara, dans l’État du Kordofan du Nord, et d’un millier d’autres depuis le village de Zuraiba.
« Nous réaffirmons que les civils doivent être protégés, qu’ils choisissent de fuir ou qu’ils restent sur place », a conclu Dujarric.
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✂️ Extrait : À El Fasher, plus de 1 350 civils tués sous les bombes. L’ONU dénonce une crise humanitaire majeure et réclame un cessez-le-feu immédiat.
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