Le Vietnam est de nouveau frappé par une série d’inondations meurtrières. En moins d’une semaine, 55 personnes ont perdu la vie et des dizaines d’autres restent introuvables, alors que les secours peinent à accéder aux zones les plus touchées.

Depuis la fin octobre, le centre et le sud du pays sont balayés par des pluies d’une intensité exceptionnelle. Jour après jour, les précipitations ont submergé des villes entières, englouti des sites touristiques et mis à nu la fragilité des infrastructures locales. Le dernier bilan, publié samedi par le ministère vietnamien de l’Environnement, fait état de 55 morts dans six provinces, dont plus de 20 pour la seule région de Dak Lak, particulièrement éprouvée ces derniers jours.

Sur le terrain, les scènes de détresse se poursuivent. Vendredi encore, les équipes de secours tentaient d’atteindre les habitants réfugiés dans les arbres, sur les toits, ou bloqués par les eaux boueuses qui continuent de serpenter à travers les villages. Beaucoup n’ont dû leur survie qu’à des abris de fortune, en attendant des embarcations promises au ralenti par la météo.

Malgré une légère décrue, les dégâts restent massifs. Plusieurs autoroutes demeurent impraticables, isolant des localités entières. Environ 300 000 personnes sont toujours privées d’électricité, un chiffre qui témoigne de l’ampleur du sinistre. Et le pays n’en est pas à sa première épreuve de l’année : entre janvier et octobre, les catastrophes naturelles ont causé 279 morts ou disparus et généré plus de 2 milliards de dollars de pertes économiques, selon les chiffres officiels.

Les scientifiques rappellent que le Vietnam fait partie des nations les plus exposées aux extrêmes climatiques. Si les pluies sont habituelles entre juin et septembre, le dérèglement climatique intensifie désormais leur violence, les rendant plus meurtrières et plus destructrices.

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