Siguiri, 7 octobre 2026 — La réforme de la justice et la modernisation du système pénitentiaire étaient au centre de la visite du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Ibrahima II Tounkara, dans la préfecture de Siguiri.
Au cours de ses rencontres avec les autorités et le personnel judiciaire, le ministre a appelé les magistrats à appliquer davantage les mesures alternatives à la détention lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies.
Pour le garde des Sceaux, la détention ne doit pas être systématique.
« La liberté est le principe, la détention est l’exception », a-t-il rappelé.
Cette orientation s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser le système judiciaire et pénitentiaire.
Des travaux à accélérer à la maison d’arrêt
Lors de son passage à la maison d’arrêt, Ibrahima II Tounkara a relevé certaines difficultés liées aux infrastructures et aux conditions de détention.
Il a demandé que les travaux d’aménagement nécessaires soient accélérés afin d’améliorer les conditions de prise en charge des détenus.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de modernisation des prisons, mais aussi de renforcer les dispositifs permettant la réinsertion sociale des personnes détenues.
L’objectif est de faire en sorte que la peine ne se limite pas à la privation de liberté, mais qu’elle puisse également préparer le détenu à retrouver sa place dans la société.
Les frais judiciaires également dans le viseur
La question de l’accès à la justice a également été évoquée. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’afficher clairement les tarifs des actes judiciaires dans les tribunaux de première instance.
Il a également attiré l’attention sur les frais de transport judiciaire, jugés particulièrement problématiques pour certains justiciables.
Pour le ministre, ces différentes mesures doivent contribuer à une justice plus accessible, plus transparente et plus proche des populations.
La visite de Siguiri marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté affichée du ministère de la Justice de renforcer les réformes judiciaires et pénitentiaires à l’intérieur du pays.





