Le procès du massacre de Shakahola a franchi une étape décisive au Kenya. Ce lundi 19 octobre 2026, la Haute Cour de Mombasa a déclaré le prédicateur Paul Nthenge Mackenzie et 28 autres personnes coupables de 191 meurtres, dont ceux de 190 enfants.
L'affaire remonte aux années 2021 à 2023. Dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, des adeptes de l'organisation religieuse dirigée par Mackenzie avaient été soumis à des jeûnes extrêmes, présentés comme un moyen de rejoindre Jésus avant la fin du monde.
En avril 2023, la découverte de fosses communes avait déclenché une vaste enquête. Plus de 400 corps ont ensuite été exhumés. Ce chiffre global ne doit pas être confondu avec les 191 victimes concernées par le jugement de lundi.
Selon la juridiction, les enfants étaient les premiers visés par le jeûne imposé. Des gardiens contrôlaient les déplacements et empêchaient des fidèles de s'échapper.
La juge Diana Kavedza a rejeté l'argument de la défense selon lequel les victimes avaient choisi librement de se priver de nourriture.
« Je suis convaincue que l'accusation a prouvé les faits contre les 29 accusés », a-t-elle déclaré, selon une traduction de ses propos.
Le parquet a présenté des témoignages et des éléments médico-légaux pour établir les responsabilités individuelles.
Les 29 personnes sont désormais reconnues coupables, mais leurs peines ne sont pas encore prononcées.
Une audience consacrée aux circonstances à prendre en compte pour fixer les sanctions est prévue le 30 octobre. Le prononcé des peines est annoncé pour le 6 novembre 2026.






