Une attaque contre un véhicule transportant des habitants de Fignan a coûté la vie à Madou Sidibé, cultivateur d’environ 28 ans, et blessé Bréma Diakité, 63 ans. Une autre agression au coupe-coupe, à Boucariah, a fait un blessé. Le docteur ABC, en appui aux urgences médico-chirurgicales de Siguiri, rapporte que les deux attaques se sont produites dans la nuit.
Selon les informations recueillies par le médecin, les occupants du véhicule rentraient de Siguiri lorsqu’ils ont été interceptés après le grand rond-point situé au-delà de Sétiguiya. Quatre hommes leur auraient demandé de s’arrêter.
« Les trois étaient habillés en tenue policière, selon les informations, et le quatrième était en civil », rapporte-t-il.
Le chauffeur n’aurait pas compris l’injonction. Les assaillants auraient alors ouvert le feu, atteignant deux passagers, avant que le conducteur réussisse à s’enfuir.
Touché au thorax, Madou Sidibé, marié à deux femmes et père de sept enfants, est décédé d’un choc hémorragique, selon le médecin. Également blessé au thorax, Bréma Diakité a été réanimé puis opéré à Siguiri. « Pour le moment, on peut dire qu’il est hors de danger », précise le docteur ABC.
À Boucariah, entre minuit et une heure, Sidi Fofana, orpailleur de 41 ans résidant à Fatoya, aurait été agressé par quatre à cinq hommes cagoulés qui exigeaient sa moto.
En levant la main pour protéger sa tête d’un coup de coupe-coupe, il a été blessé à la main droite. Après les premiers soins à Siguiri, il a été transféré en traumatologie à Kankan. Selon le médecin, sa vie est hors de danger.
Face à ces violences, le docteur ABC appelle les responsables locaux et les citoyens à renforcer la vigilance : « Il n’y a pas de bons policiers, il n’y a pas de bons gendarmes sans les bons citoyens. »






