Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues françaises, ce samedi 17 octobre 2026, pour protester contre la vie chère. De Paris à Marseille, en passant par Lyon, Nantes et Rennes, cette mobilisation nationale rassemble d’anciens « gilets jaunes », des travailleurs, des syndicats, des agriculteurs et des élèves.

À l’origine, un appel lancé début septembre sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’augmentation des prix du carburant, de l’énergie et de l’alimentation. Le mouvement rappelle celui des « gilets jaunes » de 2018, né d’une contestation des taxes sur les carburants avant de s’étendre aux inégalités sociales.

Les manifestants réclament une augmentation des salaires et des pensions, une baisse des prix et davantage de moyens pour les services publics. La CGT, dirigée par Sophie Binet, soutient la mobilisation, rejointe par des organisations de gauche et des lycéens qui protestent depuis septembre contre le manque d’enseignants et la dégradation des conditions scolaires.

La journée a toutefois été marquée par de violents affrontements. À Paris, des véhicules ont été incendiés et les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes. À Lyon, l’office du tourisme a été incendié, tandis qu’à Marseille, des bâtiments publics ont subi des dégradations.

Selon le ministère français de l’Intérieur, 272 personnes avaient été interpellées à la mi-journée et dans l’après-midi. Les autorités accusent des groupes d’ultragauche d’être responsables des violences. Plusieurs manifestants dénoncent, de leur côté, une intervention policière excessive.

Emmanuel Macron appelle au calme, tandis que les syndicats réclament des réponses économiques concrètes. Le bilan définitif de cette journée reste attendu.