À Siguiri, une affaire de violence conjugale impliquant un gendarme suscite l’indignation. La famille de la victime, grièvement blessée, dénonce l’inaction des autorités et réclame que le dossier soit traité avec diligence.
Selon ses proches, Saran Diawara a été violemment agressée le 6 juillet dernier par son mari, Amara Kallo, gendarme en poste. La jeune femme présente plusieurs plaies sur la tête, la joue et la poitrine. Face à la gravité des blessures, elle a été évacuée de Siguiri vers Conakry pour recevoir des soins appropriés, entièrement pris en charge par sa famille.
Depuis l’incident, le mis en cause n’aurait apporté aucun soutien, selon les témoignages recueillis. Révoltée, la famille de Saran a porté plainte à la gendarmerie de Siguiri. Mais, déplore-t-elle, aucune suite n’a été donnée. Déterminés à obtenir réparation, ses proches ont déposé une nouvelle plainte lundi dernier auprès de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM).
Contacté par téléphone, Amara Kallo a d’abord écouté les questions avant de changer de ton : « L’action là s’est passée il y a plus d’un mois. Moi j’ai dépensé. Je n’ai aucun… », a-t-il déclaré avant de raccrocher, sans plus de précision.
L’affaire est désormais entre les mains de l’OPROGEM, mais la famille de la victime craint que le silence qui entoure le dossier ne favorise l’impunité.













