Recalé de la présidentielle du 28 décembre pour motif d’âge, le fondateur du mouvement FEBA, Kéoulen Doumbouya, dénonce une exclusion injuste et promet de poursuivre son combat pour une Guinée indépendante sur les plans linguistique, économique et culturel.
Le rêve présidentiel de Kéoulen Doumbouya, candidat indépendant et président du mouvement Fédération des Élites Balayeurs du système colonial en Afrique (FEBA), vient d’être brisé — du moins pour cette fois.
La Cour suprême de Guinée, en publiant la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a déclaré son dossier irrecevable, invoquant son âge, inférieur à la limite requise pour se présenter à la magistrature suprême.
Rencontré ce dimanche 9 novembre à Conakry, Kéoulen Doumbouya s’est confié à la presse, visiblement déçu mais déterminé à poursuivre son engagement.
« Ma candidature a été rejetée uniquement à cause de mon âge. Pourtant, j’avais déposé tous les documents exigés : authentiques, complets, accompagnés de ma visite médicale. J’ai 35 ans, et il existe beaucoup de présidents dans le monde qui ont été élus à cet âge », explique-t-il.
Jeune intellectuel et militant panafricaniste, Kéoulen Doumbouya défend depuis plusieurs années une vision originale : redonner aux langues nationales leur place dans les écoles et universités du pays, comme symbole d’une indépendance culturelle à conquérir.
« Nous voulons donner à la Guinée son indépendance linguistique, économique et cultuelle. Nous devons mettre fin à la pauvreté par nos propres moyens », affirme-t-il.
Malgré ce revers, le fondateur du FEBA refuse de parler d’échec :
« Ce n’est pas un échec pour notre parti. Nous allons redoubler d’efforts pour conquérir des sièges à l’Assemblée nationale, car c’est là que les lois se votent. Le FEBA fera entendre sa voix et imposera sa vision : la valorisation de nos langues locales et la renaissance économique de la Guinée. »
Le jeune leader, qui prône un modèle de développement endogène, met aussi l’accent sur la promotion des entrepreneurs locaux et la production nationale :
« Nous avons beaucoup d’inventeurs en Guinée. Nous leur donnerons des brevets pour produire nos propres machines ici. Nous n’allons pas importer ce que nos jeunes savent fabriquer. »
En dépit de son éviction, Kéoulen Doumbouya se dit convaincu d’incarner l’avenir politique de la Guinée.
« Le palais Sékoutoureya appartiendra un jour au FEBA. Le peuple croit en nous. Nous continuerons à nous battre pour une Guinée libre et innovante. »
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