Un corps sans vie a été découvert ce matin dans le district de Bourénfè, en périphérie de Siguiri, après une attaque présumée contre des orpailleurs. L’homme, retrouvé vêtu d’une tenue militaire, aurait été lynché par la population. Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet pour établir les faits et identifier la victime.
Une découverte macabre a été signalée ce matin dans la localité de Bourénfè, relevant de la préfecture de Siguiri. Alertées par des citoyens, les autorités ont été informées de la présence d’un corps apparemment sans vie, abandonné après des violences survenues dans une zone d’orpaillage.
Joint par notre rédaction, le docteur Abdoulaye Bachir Condé, médecin lieutenant relevant du haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire, et médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri, a apporté les premiers éléments d’information. Selon lui, l’alerte a été donnée tôt dans la matinée par des habitants de Bourénfè, évoquant un cas de découverte de corps après une altercation violente.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, maître Dominique Loï, a été aussitôt informé. Il a instruit la brigade de recherche d’ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette mort.
D’après les informations recueillies sur le terrain, un groupe d’assaillants se serait introduit dans la zone pour s’en prendre à des orpailleurs. Certains matériels auraient été emportés lors de cette attaque. L’un des individus n’aurait cependant pas réussi à fuir. Rattrapé par la foule, il aurait été violemment pris à partie et battu à coups de pierres, jusqu’à succomber sur place, tandis que ses complices parvenaient à s’échapper.
Un élément particulier retient l’attention dans cette affaire : l’homme décédé portait une tenue militaire complète. Une situation qui a immédiatement suscité des interrogations au sein de la population. Selon le docteur Condé, les responsables militaires ont été consultés, mais aucun élément ne permet à ce stade d’identifier la victime comme membre des forces de défense. « Dans l’armée, chaque déplacement est suivi et tout militaire absent est rapidement signalé par sa hiérarchie », a-t-il expliqué, rappelant que des malfrats se procurent parfois des tenues militaires pour se fondre dans la population.
Sur instruction du parquet, le corps a été transféré à Siguiri pour les besoins de l’enquête et de l’identification. Les premières constatations médicales indiquent une mort violente consécutive à de multiples coups portés avec des pierres. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’identité de la victime, les circonstances précises des faits et les responsabilités éventuelles.
Les autorités judiciaires promettent de communiquer davantage d’informations au fur et à mesure de l’évolution de l’enquête, dans une zone où l’insécurité liée à l’orpaillage continue de susciter de vives inquiétudes.
Par ibrahima Faraba CAMARA, depuis Siguiri pour silabosoona.com














