La vague de protestations qui traverse l’Iran s’intensifie, malgré les mises en garde des autorités et une répression dénoncée par plusieurs organisations internationales.
Le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré vendredi que le pouvoir ne « reculerait pas » face aux manifestations qui se multiplient à travers le pays. Dans un discours diffusé à la télévision d’État, il a dénoncé des « saboteurs » accusés d’agir pour le compte de puissances étrangères, en particulier les États-Unis.
Dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des manifestants scandent désormais des slogans hostiles au régime, appelant à la fin de la théocratie en place depuis 1979. Le mouvement, déclenché par la hausse du coût de la vie, s’est transformé en contestation politique directe.
Ali Khamenei a également visé le président américain Donald Trump, qu’il a accusé d’ingérence et de responsabilité indirecte dans les violences récentes, faisant référence au conflit de juin impliquant Israël et les États-Unis. De son côté, Donald Trump a menacé de représailles si les autorités iraniennes tuaient des manifestants.
Le discours intervient alors que l’accès à internet reste largement coupé dans le pays, selon l’ONG NetBlocks. Des images vérifiées par l’AFP montrent des foules défiant le pouvoir dans plusieurs régions, tandis que la télévision d’État diffuse des rassemblements de soutien au régime.
Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch dénoncent une répression violente, évoquant l’usage d’armes antiémeutes et des dizaines de morts depuis le début de la contestation. En exil, Reza Pahlavi appelle à maintenir la pression dans la rue.
Face à cette situation, l’Union européenne et la France ont appelé les autorités iraniennes à la retenue et au rétablissement de l’accès à internet.
silabosoona.com















