La situation a rapidement suscité l’inquiétude au quartier Gare, notamment chez les riverains vivant à proximité immédiate de l’établissement pénitentiaire. Des éléments de la BAC 23 et des militaires ont été mobilisés pour sécuriser le périmètre et procéder à des vérifications.
Sur place, plusieurs agents ont notamment pris position autour de la prison et à proximité de certaines habitations.
Un habitant du secteur, qui a requis l’anonymat, affirme avoir fait rentrer précipitamment ses enfants après avoir entendu les tirs.
« Nous étions dehors avec les enfants lorsque nous avons entendu les coups de feu. Nous avons immédiatement fait rentrer les enfants à la maison. Peu après, des militaires sont arrivés en renfort », témoigne-t-il.
Un autre riverain confirme avoir entendu les détonations, sans toutefois observer de détenus à l’extérieur de l’établissement.
« J’ai entendu les coups de feu, mais je n’ai pas vu de prisonnier sortir de la prison », précise-t-il.
Pendant l’intervention des forces de sécurité, l’accès aux abords de la prison a été temporairement restreint. Certaines personnes venues apporter de la nourriture à leurs proches détenus ont dû rester à distance.
Aucune information officielle ne permet, pour le moment, de déterminer l’origine des tirs, ni de confirmer l’existence de blessés ou d’autres conséquences.
Joint alors qu’il quittait la prison, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, n’a pas souhaité commenter immédiatement les circonstances de l’incident. Il a indiqué être mobilisé par la situation.
Les investigations et vérifications se poursuivaient dans le secteur. Une communication des autorités judiciaires ou sécuritaires est désormais attendue pour faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé.






