La France a connu, samedi 17 octobre 2026, une journée de manifestations massives, marquée par de violentes émeutes. Selon les autorités, 550 000 personnes ont manifesté, contre 800 000 selon les organisateurs. Le bilan officiel fait état de 2 397 interpellations et de 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement.

À Paris, un manifestant est décédé après un malaise ayant provoqué un arrêt cardio-respiratoire.

Les dégâts sont considérables. À Limoges, la mairie a été incendiée ; à Lyon, un office de tourisme a brûlé, tandis que plusieurs commerces ont été pillés dans différentes villes.

Cette colère ne date pas d'hier. Depuis septembre, lycéens et étudiants dénoncent leurs conditions d'études. À cette contestation s'ajoutent les protestations contre la vie chère et la hausse des prix des carburants. Une importante mobilisation avait déjà eu lieu le 13 octobre.

Face à cette crise, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français, dimanche 18 octobre, dans une allocution d'environ dix minutes depuis l'Élysée.

« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a-t-il déclaré. Le président a reconnu des « revendications légitimes », notamment concernant le pouvoir d'achat et l'avenir des jeunes, tout en condamnant les violences.

Sur le plan judiciaire, il a prévenu : « Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. »

Macron a également demandé des enquêtes rapides et des explications sur les éventuelles failles du dispositif de sécurité.

Surtout, il a annoncé que les préfets, en lien avec les maires, pourraient aller « jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements ».

Dimanche, la situation restait tendue à Paris, au lendemain des nombreux pillages.

Le contraste est frappant : la France, qui rappelle régulièrement aux États africains les exigences démocratiques et le respect de l'ordre public, doit aujourd'hui affronter chez elle des scènes de violences qu'elle condamne ailleurs.

Ces violences rappellent une réalité : les émeutes et l'instabilité ne sont pas une particularité africaine. Les exigences démocratiques doivent s'appliquer partout, y compris en France.