Le Burkina Faso a pris des mesures pour assurer le retour, « dans la dignité et la décence », de plusieurs milliers de ses ressortissants « expulsés de la République sœur de Guinée », où ils travaillaient sur des sites d’orpaillage, selon une source gouvernementale citée mardi par l’Agence d’information du Burkina (AIB) et relayée par la RTB.
Une délégation gouvernementale burkinabè se rend ce mercredi 4 novembre au Mali afin d’apporter « l’assistance nécessaire aux compatriotes en situation de détresse ». Ouagadougou invite les populations au calme et les exhorte « à ne pas céder à la manipulation et à la désinformation ».
Côté guinéen, aucun texte officiel ne parle d’expulsion. Le communiqué conjoint de cinq ministres, daté du 2 novembre à Conakry et lu à la télévision nationale par le porte-parole de l’armée, le général Mamadou Aliou Sow, décrète l’interdiction totale de l’exploitation anarchique de l’or dans la région administrative de Siguiri.
Le texte prévoit toutefois que les unités déployées « vérifieront l’identité et la régularité du séjour des personnes présentes sur les sites ». Il ajoute : « Les étrangers en situation irrégulière feront l’objet de procédures prévues par la loi. » Les contrevenants sont visés « quelle que soit leur nationalité ou leurs qualités ».
Dans le même communiqué, Conakry dénonce la diffusion sur les réseaux sociaux d’« images et vidéos subversives de nature à semer la panique » et assure que les opérations se déroulent « dans le strict respect des droits humains ».
Le 3 novembre, la ministre de l’Administration du territoire, Djénabou Touré, a limogé 479 présidents de districts et de quartiers de la région de Siguiri.






