Une nouvelle attaque à l’arme blanche a été signalée dans la nuit à Boukaria, dans la zone de Bouré, relevant de la préfecture de Kintinian. Un homme de 41 ans, identifié comme Sidy Fofana, a été grièvement blessé à la main droite par des individus armés de machettes, alors qu’il attendait un ami après le travail.
Selon les informations communiquées par le docteur Abdoulaye Bachir Condé, dit ABC, médecin d’appui aux services des urgences médico-chirurgicales du district sanitaire de Siguiri, les faits se seraient produits entre minuit et 1 heure du matin.
D’après ce témoignage, la victime aurait été approchée par un groupe de quatre à cinq individus armés de machettes. Les assaillants lui auraient demandé de leur remettre sa moto.
Face à cette menace, Sidy Fofana aurait tenté de se défendre. Alors que l’un des agresseurs cherchait à lui porter un coup à la tête, il aurait levé sa main droite pour se protéger. Le coup de machette l’a finalement atteint à la main, lui occasionnant une grave blessure.
Marié et père de trois enfants, Sidy Fofana réside à Fatoya. Après l’agression, il a été conduit dans une structure sanitaire où il a reçu les premiers soins au service des urgences, avant d’être transféré au service de traumatologie de Kankan pour une prise en charge spécialisée.
Un appel à la vigilance et à la collaboration citoyenne
Face à la multiplication des attaques signalées dans la région, le médecin a lancé un appel à la vigilance à l’endroit de la population, notamment des responsables de districts et de zones.
Il a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre les citoyens et les forces de défense et de sécurité pour prévenir de nouveaux actes criminels.
« Il n’y a pas de bons policiers ni de bons gendarmes sans de bons citoyens », a-t-il rappelé, soulignant le rôle essentiel de la vigilance communautaire et du signalement rapide de tout comportement suspect.
Le médecin met également en garde contre le risque de banalisation de ces agressions et appelle à une mobilisation collective pour lutter contre l’insécurité.
Pour l’heure, les circonstances exactes de cette attaque restent à préciser et l’identité des auteurs présumés n’a pas été établie.





