Dans un contexte de crise humanitaire sans précédent, sept Palestiniens, dont un enfant, sont décédés ces dernières 24 heures de malnutrition dans la bande de Gaza, a annoncé ce samedi le ministère de la Santé du territoire. Ces nouveaux décès portent à 169 le nombre total de victimes de la famine depuis octobre 2023, dont 93 enfants.
Le ministère alerte sur l’aggravation rapide de la situation, liée au blocus israélien imposé depuis 18 ans, qui empêche l’acheminement régulier de vivres et de médicaments. « La situation se détériore rapidement », souligne le communiqué officiel, appelant à nouveau les organisations humanitaires et la communauté internationale à intervenir de toute urgence.
La fermeture complète des points de passage par les autorités israéliennes depuis le 2 mars a contribué à aggraver la crise, rendant l’accès à l’aide quasiment impossible dans l’ensemble de l’enclave palestinienne.
Parallèlement à cette situation alarmante, les bombardements israéliens se poursuivent depuis le 7 octobre 2023. Le bilan humain dépasse désormais 60 000 morts, en majorité des femmes et des enfants, selon les sources locales. La destruction systématique des infrastructures a renforcé les risques de famine et de propagation de maladies.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Israël est également visé par une procédure en cours pour génocide devant la Cour internationale de Justice (CIJ).
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