La province de Ouaddaï est en proie à une flambée inquiétante de choléra, avec des dizaines de décès enregistrés, majoritairement en dehors des structures de santé.
Une nouvelle épidémie de choléra frappe durement l’est du Tchad. Selon les autorités sanitaires, plus de 60 décès ont été recensés dans la province de Ouaddaï depuis début juillet. Ce qui alarme particulièrement les responsables, c’est que la moitié de ces morts sont survenues en dehors des centres de santé, au sein des communautés, révélant un accès limité aux soins et une circulation silencieuse du virus.
Au total, 938 cas suspects ont été signalés, mais seulement 39 ont été confirmés par analyse. Le ministère de la Santé publique et de la Prévention, qui a officialisé la déclaration de l’épidémie lundi, coordonne actuellement la riposte avec ses partenaires humanitaires.
Le choléra, une infection bactérienne aiguë transmise principalement par de l’eau souillée, peut provoquer une déshydratation sévère et la mort en l’absence de traitement rapide. Les soins reposent sur la réhydratation intensive et l’usage d’antibiotiques adaptés.
Cette recrudescence survient alors que la saison des pluies s’installe dans la région. Fin juillet, l’UNICEF alertait déjà sur les risques accrus dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’agence onusienne estime que près de 80 000 enfants au Tchad pourraient être exposés à un risque élevé de contracter la maladie dans les semaines à venir.
Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et renforcent les campagnes de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène, notamment dans les zones rurales.
















