Le samedi 1er novembre 2025, l’Égypte a inauguré en grande pompe le Grand Musée égyptien (GEM), véritable joyau culturel aux portes du plateau de Gizeh. Un projet monumental, symbole de renaissance touristique et de fierté patrimoniale.
Sous les étoiles du désert, des drones dessinent des dieux antiques et des pyramides dans le ciel de Gizeh. Un orchestre, des figurants costumés en anciens Égyptiens et une scène déployée devant les pyramides. C’est dans cette atmosphère que le Grand Musée égyptien a été officiellement inauguré, près de vingt ans après le lancement du chantier.
Le président Abdel Fattah al-Sissi, entouré de chefs d’État, de membres de familles royales européennes et arabes, a salué dans ce nouveau musée « une plateforme de dialogue, un phare pour tous ceux qui aiment la vie et croient en la valeur de l’humanité ».
Situé à quelques centaines de mètres du Sphinx et des pyramides, le GEM est destiné à devenir le plus grand musée archéologique au monde consacré à l’Antiquité. Son architecture moderne, d’inspiration pharaonique, s’inscrit dans une stratégie de relance du tourisme, secteur crucial pour l’économie égyptienne.
Le projet, estimé à plus d’un milliard de dollars, avait débuté en 2005 sous Hosni Moubarak. Plusieurs fois retardé par des crises politiques et régionales, il prend enfin vie dans un contexte où l’Égypte cherche à réaffirmer son image de carrefour culturel entre Afrique, Arabie et Occident.
Selon le ministre du Tourisme Sherif Fathy, le musée pourrait accueillir jusqu’à cinq millions de visiteurs par an. Ce chiffre le placerait parmi les plus grands musées du monde, aux côtés du Louvre à Paris, du British Museum à Londres et du Metropolitan Museum de New York.
L’inauguration du GEM rappelle, par son faste et sa symbolique, celle du canal de Suez en 1869. Une Égypte qui, hier comme aujourd’hui, convoque le monde autour de sa grandeur passée pour construire sa visibilité présente.
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