Dans un document adressé aux autorités et rendu public le 13 novembre 2025, le Mouvement Syndical des Travailleurs du BCEIP/Mota-Engil Guinée Simandou dénonce les intimidations, les irrégularités contractuelles et les mauvaises conditions de travail.
Réunis sous la bannière du Mouvement Syndical du Bureau de Consultation, d’Enquêtes, d’Intérim et de Perfectionnement (BCEIP), les travailleurs de Mota-Engil à Simandou ont publié une plateforme de revendications dénonçant des pratiques jugées abusives de la part du Groupe BCEIP.

Le document fait suite à un préavis de grève lancé du 1ᵉʳ au 12 novembre 2025, qui n’a suscité, selon le syndicat, aucune réaction de la part de l’entreprise, aggravant un climat déjà marqué par les tensions. Les travailleurs affirment que les responsables du Groupe BCEIP ont cessé de reconnaître leur mouvement syndical, et font état de menaces, intimidations téléphoniques et même de déclarations publiques mensongères du PDG, Mansa Moussa SIDIBÉ.

Parmi les principales revendications, on retrouve :
- Le non-transfert des travailleurs vers la société utilisatrice après plus d’un an ;
- Des abus d’autorité et un déséquilibre dans le paiement des heures travaillées ;
- Des contrats imprécis et non conformes au code du travail guinéen ;
- Des salaires très bas et des tenues de travail de piètre qualité ;
- Le détournement des cotisations CNSS sans transparence ;
- Des retenues mensuelles pour formations auxquelles les employés ne participent pas ;
- Et un manque profond de confiance envers le Groupe BCEIP.

Face à cette accumulation de griefs, le mouvement syndical pose une seule exigence :
« Le départ non négociable du Groupe BCEIP »
Ce bras de fer entre les travailleurs et les responsables du BCEIP/Mota-Engil met en lumière les tensions persistantes autour des grands chantiers miniers de Guinée, notamment à Simandou, où les questions sociales restent sous haute pression.
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