Issu d’une famille chrétienne pratiquante, le rappeur américain T.I. affirme croire en Dieu mais rejette l’institution religieuse. Lors d’un échange public, il critique une Église qu’il juge déconnectée de la foi sincère, pointant la marchandisation du culte et la pression financière exercée sur les fidèles.
Le rappeur américain Clifford Joseph Harris Jr., connu sous le nom de T.I., a livré une réflexion sans détour sur sa foi et son rapport à l’Église. Lors d’une récente conversation avec le chanteur de gospel Kirk Franklin, l’artiste originaire d’Atlanta a expliqué pourquoi, bien qu’il se considère chrétien, il ne fréquente plus les lieux de culte.
T.I. rappelle avoir grandi dans un environnement profondément religieux. « J’ai grandi dans une famille chrétienne pratiquante. Ma grand-mère et ma tante étaient très ferventes dans la prière. Je sais prier, je connais la Parole et je sais que Dieu est réel », confie-t-il. Pour autant, il dit n’avoir jamais ressenti un lien sincère avec l’institution ecclésiale. « Je n’ai jamais ressenti de lien particulier avec l’église », ajoute-t-il simplement.
L’artiste va plus loin en critiquant ouvertement le fonctionnement de certaines églises modernes, qu’il compare à des structures commerciales. « Honnêtement, je ne crois pas que l’Église soit réelle. Je pense que c’est un commerce. C’est comme un spectacle, des discours en public, comme une conférence TED », affirme-t-il, accusant certains responsables religieux de détourner les Écritures à leur profit.
La question de l’argent occupe une place centrale dans sa critique. T.I. remet notamment en cause la dîme et l’idée selon laquelle une contribution financière serait nécessaire pour obtenir les bénédictions divines. « Vous voulez me faire croire que je dois payer quelqu’un avant que mon Dieu entende ma prière ? Franchement, j’en ai marre », lance-t-il.
Pour le rappeur, la foi ne nécessite aucun intermédiaire. Il insiste sur une relation directe et personnelle avec Dieu, sans médiation du clergé. Une position qui relance, une fois de plus, le débat sur la place de l’Église, la spiritualité individuelle et la dérive commerciale de certaines pratiques religieuses, y compris au sein des communautés chrétiennes contemporaines.
Par silabosoona.com
















