La ville de Kankan est en émoi suite au décès de Mariame Condé, survenu après une intervention chirurgicale réalisée dans un cabinet de soins privé situé au quartier Missiran. L’information a été confirmée par le directeur préfectoral de la Santé de Kankan, Dr Fafodé Condé.
D’après les premières informations, la patiente a été admise à l’hôpital régional de Kankan déjà sans vie. Le directeur général de l’établissement a aussitôt alerté les autorités sanitaires, précisant que la défunte avait subi une opération chirurgicale dans un cabinet privé avant son transfert.
« J’ai été informé par le directeur général de l’hôpital régional qu’une femme a été reçue dans état très critique après une intervention chirurgicale effectuée dans un cabinet de soins au quartier Missiran », a déclaré Dr Fafodé Condé.
Suite à cette alerte, l’Inspecteur général de la Santé a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête. Une mission conjointe, composée de l’Inspection régionale de la Santé et de la Direction préfectorale de la Santé, s’est rendue sur place pour constater les faits.
Cependant, à leur arrivée, le cabinet incriminé était fermé.
« Toutes les tentatives visant à joindre le responsable du centre sont restées infructueuses », a regretté le directeur préfectoral de la Santé, soulignant le manque de coopération du propriétaire.
Les autorités sanitaires assurent que les investigations se poursuivent afin d’élucider les circonstances exactes du décès et de vérifier la conformité du cabinet aux normes en vigueur.
« Les investigations sont en cours. Un rapport sera établi et l’opinion publique sera informée des conclusions », a rassuré Dr Fafodé Condé.
Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée concernant la nature de l’intervention, la qualification du personnel médical ni le statut légal du cabinet de soins.
Profitant de cette situation, le directeur préfectoral de la Santé a lancé un appel à la population, l’invitant à privilégier les structures sanitaires agréées par l’État. Il a rappelé que les capacités humaines et techniques des établissements publics ont été renforcées, notamment à l’hôpital régional et dans les centres de santé urbains.
« J’invite la population à faire preuve de vigilance et à fréquenter uniquement les structures reconnues par l’État », a-t-il insisté.
Dans l’attente des résultats de l’enquête, ce drame relance le débat sur la multiplication des cabinets de soins privés insuffisamment contrôlés et les risques liés à la sécurité des actes médicaux dans la commune urbaine de Kankan. Encore sous le choc, les habitants espèrent que toute la lumière sera faite afin d’identifier les responsabilités et prévenir de tels drames à l’avenir.
Karifa Doumbouya, depuis Kankan pour silabosoona.com
📞 622 47 09 60














