Siguiri : la lutte contre les produits périmés s’intensifie pour protéger la santé publique
La multiplication des produits périmés sur les marchés représente un risque sanitaire majeur. À Siguiri, les services de l’État ont décidé d’agir avec fermeté en procédant à la destruction publique de plusieurs tonnes de marchandises prohibées.
La protection de la santé publique était au cœur d’une importante opération menée ce jeudi 22 janvier 2025 à Siguiri. Sur le site de décharge de Toka, 32 tonnes de produits impropres à la consommation ont été incinérées par le service de contrôle de qualité, sous le regard des autorités administratives, communales et judiciaires.
L’opération concernait essentiellement des produits alimentaires périmés, mais aussi des produits cosmétiques et de la pharmacopée, jugés dangereux pour la consommation humaine. Par cette action, les autorités entendent réduire les risques sanitaires et dissuader toute tentative de mise sur le marché de marchandises non conformes.
Mamadou Saliou Sangaré | chef de la cellule de contrôle de qualité Siguiri
Pour le chef de la cellule de contrôle de qualité, Mamadou Saliou Sangaré, cette destruction s’inscrit dans une dynamique plus large de prévention :
« Le nombre de produits prohibés qu’on a ici aujourd’hui est de 32 tonnes. (…) Durant l’année 2025, notre service a incinéré au total 112 tonnes de produits prohibés. »
Les autorités du commerce rappellent que cette mission ne peut être pleinement efficace sans l’implication des citoyens. Abou Soumaoro, directeur préfectoral du commerce, a insisté sur la collaboration entre population et services techniques :
« Nos agents sont sur le terrain chaque année pour retirer des marchés les produits impropres à la consommation. (…) La population doit aider à contrôler et à dénoncer. »
Sur le plan judiciaire, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a souligné que la commercialisation de produits saisis constitue une infraction pénale et peut entraîner des poursuites :
« Ces cas de saisie constituent une infraction à la loi pénale. (…) Des poursuites doivent être engagées contre les auteurs. »
À travers cette opération, les autorités réaffirment leur engagement à assainir les marchés, responsabiliser les opérateurs économiques et préserver la santé des consommateurs.
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