De 18 heures à 20 heures, des jeunes sont descendus dans les rues de Siguiri, notamment dans les quartiers Énergie, Siguirikoura 1 et 2, Siguirikoro et d’autres secteurs de la ville. Ils ont brûlé des pneus sur les grandes artères pour protester contre l’arrestation de Moussa Diawara, membre de l’Union des jeunes pour le développement de Siguiri. Les forces de l’ordre ont été déployées sur le terrain pour contenir les manifestants.
Ce jeudi 29 janvier au vendredi 30 janvier 2026, plusieurs groupes de jeunes sont descendus dans les rues en brûlant des pneus sur les grandes artères, notamment à Énergie, Siguirikoura 1 et 2, Siguirikoro et dans d’autres quartiers de la ville, entre 18 heures et 20 heures. Les forces de l’ordre sont présentes sur le terrain pour empêcher les protestations.
Selon nos informations, ces protestants réclament la libération immédiate d’un des jeunes de l’Union des jeunes pour le développement de Siguiri, du nom de Moussa Diawara. Ces jeunes affirment lutter contre la destruction de l’environnement causée par les machines de type poclains.
Sur place, un jeune passant a légitimé la lutte menée par ces jeunes, tout en fustigeant l’arrestation de ceux qui s’opposent à la destruction de l’environnement.
« Les jeunes ont raison de manifester. S’ils s’assoient pour regarder l’autorité arrêter une personne parmi eux, ils finiront par les arrêter tous. Les autorités qui sont en train d’arrêter ces jeunes-là n’aiment pas la paix à Siguiri. C’est comme s’ils n’avaient pas vu la grande manifestation qui a eu lieu à la veille des élections, quand ils avaient arrêté le leader Aly Thiam. C’est toute la population consciente de Siguiri qui soutient ces jeunes dans cette lutte. S’ils ne libèrent pas Moussa Diawara dans les heures qui suivent, nous allons rentrer dans la danse, comme on l’avait fait l’autre fois », a indiqué ce jeune sous couvert d’anonymat.
Dans une déclaration récente, les jeunes de l’Union des jeunes pour le développement de Siguiri ont dénoncé la poursuite des activités d’un site exploité par des ressortissants chinois à Djatela. Selon eux, ce site n’a jusqu’à présent pas été arrêté et se réclamerait de la protection de la famille présidentielle (mère ou sœur du président). Ils demandent humblement aux autorités d’arrêter les travaux sur ce site jugé illégal, au même titre que les autres, estimant qu’il ne fait pas partie des sociétés légalement installées à Siguiri.
Ibrahima Faraba Camara pour silabosoona.com
















