Les enseignants de la préfecture de Kankan ont averti ce dimanche 8 février 2026 qu’une reprise de la grève reste envisageable si les négociations en cours entre les syndicats de l’éducation et le gouvernement n’aboutissent pas. L’annonce a été faite à l’issue d’une assemblée générale organisée par le Syndicat National de l’Éducation (SNE).
Réunis pour faire le point sur la dernière négociation bipartite autour du statut particulier des enseignants, les syndicalistes ont informé leurs collègues de l’état des discussions avec les autorités. L’objectif affiché : permettre aux enseignants d’être au même niveau d’information sur les avancées, mais aussi sur les blocages constatés.

« Les enseignants sont aujourd’hui unanimes : en cas de blocus des négociations, la grève reprendra pour que nos revendications soient satisfaites », a déclaré Mohamed Joeline Kaba, secrétaire général de l’union préfectorale du SNE à Kankan.
Selon les responsables syndicaux, cette rencontre intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le secteur éducatif, marqué par des revendications salariales et statutaires jugées non encore satisfaites. Une nouvelle paralysie des écoles pourrait ainsi avoir des conséquences directes sur les élèves et les parents, déjà éprouvés par les précédents mouvements sociaux.

« Ils veulent que l’enseignant ait un salaire décent. Nous sommes prêts à accompagner les syndicats pour qu’il y ait une suite favorable », a témoigné Diallo Issa, professeur de mathématiques au lycée Almamy Samory Touré.
Alors que les discussions se poursuivent au niveau national, les enseignants de Kankan préviennent : l’école guinéenne reste sous pression, et l’issue des négociations déterminera la stabilité du calendrier scolaire dans les semaines à venir.
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