Un éboulement survenu tôt le samedi 14 février 2026 a coûté la vie à un exploitant artisanal dans le district de Sèkè Tombokô, relevant de la sous-préfecture de Sèkè Doko, préfecture de Siguiri. La victime, identifiée comme Famory Condé, âgé d’environ 56 ans, laisse derrière lui deux épouses et plusieurs enfants.
Selon des sources locales concordantes, l’accident s’est produit en périphérie du village, alors que l’homme se trouvait sur un site minier. « L’éboulement est survenu très tôt le matin. Il n’a pas pu être dégagé à temps », confie un habitant joint sur place.
Originaire du village de Konson, dans la sous-préfecture de Gbérédou-Kiniéro (préfecture de Kouroussa), Famory Condé vivait à Sèkè Tombokô depuis plus de trois décennies. Plusieurs habitants estiment sa présence dans la localité entre 30 et 40 ans, faisant de lui une figure connue et intégrée à la communauté.
D’après des témoignages recueillis auprès de proches, l’homme s’était éloigné de l’exploitation minière depuis un certain temps. Il aurait récemment repris le chemin des mines afin de subvenir aux besoins de sa famille à l’approche du mois de Ramadan. « Il voulait préparer dignement le Ramadan pour sa famille », rapporte un parent.
Au-delà du drame humain, le décès a suscité des discussions autour du lieu d’inhumation. Les notables de Tombokô plaidaient pour un enterrement sur place, au regard de son long enracinement dans la localité. La famille, elle, a exigé son rapatriement à Konson, son village d’origine.
Le débat était d’autant plus sensible que ses parents, décédés respectivement avant 2010 pour son père, reposent à Sèkè Tombokô. Finalement, après concertation, le doyen du village a tranché en faveur du respect de la volonté familiale. La dépouille a été transférée vers Konson pour y être inhumée.
Ce nouveau drame relance, une fois encore, la question des conditions de sécurité dans les sites d’exploitation artisanale, où la quête quotidienne de subsistance expose de nombreuses familles à des risques mortels.
Mamadi Sékou CONDE, pour silabosoona.com depuis Doko
















