La plus haute juridiction du pays a publié ce 12 novembre 2025 la liste définitive des candidats autorisés à participer à la présidentielle du 28 décembre. Neuf noms ont été retenus, tandis que plusieurs figures politiques, dont Ousmane Kaba et Lansana Kouyaté, sont définitivement écartées de la course.
Dans une décision solennelle rendue publique dans la nuit du mercredi 12 novembre à Conakry, la Cour suprême de Guinée a validé la liste finale des prétendants à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Au total, neuf candidats ont été officiellement retenus, mettant un terme aux nombreuses contestations qui avaient suivi la première publication.
Parmi les figures confirmées dans la course figurent :
Abdoulaye Yéro Baldé (FRONDEG),
Makale Camara (FAN),
Ibrahima Abé Sylla (NGR),
Faya Lansana Millimouno (BL),
Abdoulaye Kourouma (RRD),
Mohamed Nabé (ARP),
Elhadj Bouna Keïta (RGP),
Mamadi Doumbouya (indépendant),
et Mohamed Shérif Tounkara (indépendant).
L’arrêt de la Cour, présidée par le juge Fodé Bangoura, intervient après l’examen de 18 recours introduits par des candidats écartés lors de la première phase. Aucun n’a été jugé recevable.
Parmi les recalés de poids, le président du PADES, Ousmane Kaba, a vu sa requête rejetée. Son dossier initial avait été jugé incomplet pour défaut de la fiche d’identité exigée par l’article 129 du Code électoral. Il avait tenté de régulariser cette pièce après coup, arguant du caractère rectifiable de l’irrégularité selon l’article 240 du Code de procédure civile. La Cour a balayé cet argument, rappelant que le contentieux électoral obéit à des règles strictes, excluant toute régularisation postérieure à la date limite de dépôt.
Autre personnalité écartée, Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre et leader du PEDN, voit également sa candidature déclarée irrecevable. Malgré son expérience d’État et sa stature politique, la Cour n’a pas été convaincue par ses arguments de défense. Comme d’autres, il n’a pas pu surmonter les exigences procédurales fixées par le Code électoral. Cette exclusion marque un tournant pour l’une des figures de la transition politique guinéenne des années 2000.
Même sort pour Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, Alpha Condé II et Mory Kaba, dont les candidatures ont également été rejetées.
La Cour souligne que l’ensemble des contestations sont « non fondées » au regard des textes électoraux en vigueur. Elle rappelle que le principe de rigueur impose que les conditions de recevabilité soient strictement remplies à la date limite du dépôt des candidatures.
Cette décision clôt donc définitivement la phase des dépôts et recours. Le processus électoral entre désormais dans sa dernière ligne droite, avec une compétition réduite à neuf candidats. La Direction Générale des Élections, l’ONASUR, ainsi que tous les partis et candidats concernés ont été officiellement notifiés de cette décision.
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