C’est le lundi 26 janvier 2026 que les élèves de Karanta Mbalou Doussou ont organisé une grande rencontre. Une école où l’enseignement se fait sur internet, précisément sur WhatsApp, et qui regroupe plus de 1 000 élèves au sein de ce groupe.
C’est la famille Matila, sise au quartier Siguirikoura 2, qui a servi de cadre à cette rencontre, en présence de plusieurs membres de l’Union des imams de Siguiri, y compris leur président, ainsi que de plusieurs autres groupes d’enseignement du N’ko, notamment Lakafa et d’autres.
Prenant la parole, Karamô Aly Krakoka Kallo, fondateur et maître de N’ko, a expliqué l’objectif de cette rencontre.
« Karanta Mbalou Doussou est une école de N’ko où l’enseignement se fait sur internet, précisément sur WhatsApp. Cette école n’a qu’un seul objectif : promouvoir l’enseignement du N’ko. J’appelle tout le monde à donner de la force à notre culture, à notre langue et à notre tradition. Enseigner la science dans notre langue pour nous développer. Je demande aux bonnes volontés de nous venir en aide pour mettre en pratique nos projets. Nous sommes fin prêts pour enseigner. Ce qui nous manque maintenant, c’est un lieu où enseigner. Si nous trouvons quelqu’un aujourd’hui pour nous construire une école de N’ko, nous pourrons aller plus loin », a-t-il demandé.
De son côté, Kadiatou Koïta, élève de cette école, a invité les femmes à apprendre le N’ko.
« Je suis très contente aujourd’hui. L’appel que je lance à l’endroit des femmes, c’est d’apprendre le N’ko pour s’épanouir, parce que quand une femme apprend le N’ko, cela nous aide beaucoup dans l’éducation des enfants, leur mode vestimentaire, leur culture et leur histoire », a-t-elle conseillé.
Pour l’imam Abdou Karim Konaté, président de l’Union des imams de Siguiri, un appel est lancé à l’endroit de la population et du gouvernement.
« Moi, j’aime beaucoup le N’ko. J’avais commencé à apprendre le N’ko avant de partir à La Mecque pour les études. C’est à cause de cet amour que, lorsque je quittais La Mecque, j’ai envoyé plusieurs livres de tradition N’ko. Quelle que soit l’étude que nous allons faire, si nous n’étudions pas dans notre langue, il y aura toujours un grand manque. Nous bénissons notre Karamô Aly Krakoka Kallo. Moi, personnellement, je ne connaissais pas cet enseignement du N’ko sur le net. Si je le savais, j’allais commencer depuis longtemps. Mais à partir d’aujourd’hui, je serai aussi un élève de cette école Mbalou Doussou. J’ai plusieurs fois invité la population à étudier le N’ko dans mes sermons du vendredi et à ce que l’État rende le N’ko l’écriture de l’administration et la langue officielle », a-t-il plaidé.
Sory Mandéka Kaba, écrivain et chercheur en N’ko, s’est dit satisfait.
« L’école Mbalou Doussou est la bienvenue à Siguiri. Cet enseignement basé sur les enfants et les jeunes est plus productif. La plupart des écoles N’ko sont pour les adultes. Donc, voir ces jeunes venir enseigner le N’ko est une très bonne chose. Nous saluons tous les participants à cette rencontre, particulièrement les imams », s’est-il réjoui.
Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience et analyser le trafic.
En poursuivant votre navigation sur Silabosoona Média,
vous acceptez l’utilisation de cookies conformément à notre
Politique de confidentialité.
J’accepte