À Siguiri, une cérémonie culturelle a réuni autorités locales et adeptes du n’ko ce samedi 13 septembre 2025 pour la présentation de la traduction du projet de la nouvelle Constitution, tirée à mille exemplaires.
L’événement s’est tenu à la Maison des jeunes de Siguiri, à l’initiative des ressortissants de la ville résidant à Conakry, avec la participation de nombreuses personnalités locales, dont le préfet, le président de la délégation spéciale, des représentants de l’Union mandingue ainsi que plusieurs sages et habitants venus des villages environnants.
La cérémonie a été ouverte par des animations poétiques, suivies du discours de bienvenue de Mme Saran Doumbouya, connue sous le nom de « Mandénka la Sadan ». Elle a rappelé que « les adeptes du n’ko ont passé un demi-siècle à demander aux autorités la reconnaissance des langues nationales comme langues officielles. Cela n’avait jamais été fait, sauf aujourd’hui sous le régime du général Mamadi Doumbouya, car l’article 5 le démontre déjà ».
Dans son allocution, le préfet de Siguiri, Douramoudou Keita, a exprimé sa satisfaction : « Je suis content des adeptes du n’ko, car vous voulez nous sortir de l’ignorance. Moi-même je suis apprenant de n’ko, que j’ai étudié à Beyla ».
Le maire de Siguiri, Souleymane Koïta, a quant à lui salué l’assistance selon la formule traditionnelle des adeptes du n’ko : « Salatî ni bolonka, djô ye alou ma ! » Il a ensuite invité la population à s’inscrire et à retirer leurs cartes d’électeurs. « Si vous voulez que nos langues soient officielles, allez prendre vos cartes d’électeur et votez ‘’OUI’’ », a-t-il insisté.
La cérémonie a également été marquée par la lecture publique de passages du projet de Constitution par Wana Sidibé, Gniumaba et N’kolandi, avant de s’achever dans une ambiance de forte mobilisation.
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